Symposium : Le rôle de la science dans l’atténuation des changements climatiques

Le 14 décembre 2014, Action Climat Montréal a présenté son premier symposium au Musée Redpath.

Lors de cet événement, d’éminents chercheurs ont démystifié la science des changements climatiques et expliqué les tendances globales observées pour ceux-ci, incluant les impacts sur les environnements terrestres, côtiers et marins, ainsi que sur les sociétés humaines. Ils ont fait le point sur les politiques climatiques aux niveaux provincial, fédéral et international, en mettant l’emphase sur les stratégies permettant aux citoyens d’influencer ces politiques. Finalement, ils ont abordé l’histoire et l’avenir de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et l’impact que les politiques internationales auront sur les nôtres au Canada.

Si nous n’avez pas pu assister aux présentations ou si vous désirez les revoir, les captations vidéo sont disponibles :

Climate Closure: Game over for climate skeptics
Dr. Shaun Lovejoy, Ph.D Physique, Université McGill.

Le Québec en 2100 : portrait scientifique des projections de changements climatiques
Dominique Paquin, Spécialiste en analyse du climat et simulations, OURANOS.  Présentation PowerPoint

Le Québec à l’ère du pétrole. Sur Anticosti et Cacouna!
Dominic Champagne, Metteur en scène et réalisateur

Le défi énergétique à l’heure des changements climatiques
Dr. Normand Mousseau Ph.D, Université de Montréal
Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en physique numérique des matériaux complexes, énergies et ressources naturelles.

Le rôle des sciences et de la politique pour éviter la catastrophe climatique : La route vers le sommet du climat, Paris 2015
Dr. Catherine Potvin, Ph.D, Université McGill,
Titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l’atténuation des changements climatiques et les forêts tropicales.

Rapport d’experts sur les dangers d’Énergie Est

Pipeline énergie-estLa Commission de l’énergie de l’Ontario vient de publier quatre évaluations préliminaires réalisées par ses conseillers techniques sur le projet d’oléoduc Énergie Est de TransCanada, confirmant du même coup que l’oléoduc ne comporte que des risques et aucun avantage pour les Ontariens.

Voici les principales conclusions du rapport :

  • TransCanada a surestimé les avantages économiques du projet;
  • Une étude d’impact complète sur l’eau potable et d’autres zones sensibles n’a pas été possible, puisque la demande de Trans-Canada est incomplète;
  • Jusqu’à 100 kilomètres d’oléoduc situés en Ontario sont particulièrement sensibles à la fissuration par corrosion sous tension (FCT);
  • Un déversement de 2,6 millions de litres – du jamais vu dans l’histoire du Canada – est possible, même avec une intervention parfaite en cas d’urgence.

Selon Andrea Harden‑Donahue, responsable de campagne pour l’énergie et la justice climatique auprès du Conseil des Canadiens, « Le rapport de la Commission confirme les pires craintes de bon nombre d’Ontariens à propos d’Énergie Est, en plus de remettre en question les avantages économiques présentés par TransCanada ».

D’après le rapport sur les impacts économiques, TransCanada a probablement surestimé les avantages économiques du projet, alors que les retombées régionales seront plutôt négligeables, notamment le long de la portion convertie de l’oléoduc située dans le nord de l’Ontario.

« TransCanada a vendu Énergie Est aux Ontariens en leur promettant une manne de retombées et d’emplois régionaux, tout en minimisant les risques », affirme Teika Newton de Transition Initiative Kenora. « Nous savions qu’il y avait anguille sous roche. À présent, nous sommes en mesure de le démontrer. »

Tandis que le rapport confirme ce que de nombreux environnementalistes affirment depuis longtemps à propos des risques, l’évaluation sur les changements climatiques reste décevante.

« Les Ontariennes et les Ontariens doivent pouvoir comprendre qu’Énergie Est effacera tous les gains climatiques réalisés par la fermeture des centrales alimentées au charbon dans la province. Cet oléoduc permettrait d’augmenter la production des sables bitumineux de 40 p. cent, alors que les plus grands scientifiques de la planète soutiennent qu’il faudrait laisser la majeure partie du pétrole des sables bitumineux enfouie dans le sol pour maintenir un climat viable », a ajouté Ben Powless, qui milite contre Énergie Est au sein d’Écologie Ottawa.

« L’évaluation sur les changements climatiques présume à tort que le bitume destiné au projet Énergie Est sera acheminé par train à défaut de construire l’oléoduc. Cependant, nous savons que ce n’est pas une solution économiquement viable et que la capacité ferroviaire ne permettrait pas d’acheminer 1,1 million de barils supplémentaires par jour », a rappelé Ruth Cook du chapitre du Conseil des Canadiens à Thunder Bay.

Les rapports ont été produits pour être présentés aux séances portes ouvertes organisées par la Commission de l’énergie de l’Ontario dans les collectivités situées le long du parcours de l’oléoduc. La deuxième d’une série de sept séances portes ouvertes aura lieu ce soir, à Thunder Bay. Des séances sont également prévues à Kapuskasing, Timmins, North Bay, Ottawa et Cornwall. La participation à la série de consultations précédente a dépassé les attentes et permis de soulever des préoccupations claires à propos des risques qui menacent notre patrimoine commun, soit notre climat, nos terres et nos cours d’eau.

Source : Le Conseil des Canadiens, par Sujata Dey,Agente de relations avec les médias

2015 sur le front du climat

attac-climatDans Blockadia et Alternatiba, les deux piliers de la justice climatique, Maxime Combes du collectif ATTAC nous livre une réflexion aussi étoffée que pertinente sur les actions à mener sur le front de la lutte aux changements climatiques, prenant en considération la conférence de Paris en décembre 2015.

Que faire de la 21e conférence des parties de la Convention cadre des Nations-Unies sur le changement climatique qui se tiendra à Paris – Le Bourget en décembre 2015 ? Les ONG, mouvements sociaux et écologistes se posent toute une série de questions essentielles dont il faut prendre le temps de débattre : que faut-il attendre des négociations ? Sur quoi est-il possible d’influer ? Que faire pour ne pas se retrouver dans la même situation qu’après Copenhague (2009) ? Quels objectifs se donner ? Comment travailler en profondeur les exigences de transformation écologique et sociale au sein de la population ? Quelles initiatives prendre pour imposer la lutte contre les dérèglements climatiques en haut des priorités politiques tout en évitant de donner plus de forces à ceux qui veulent imposer leurs solutions techno-scientifiques et innovations financières ? Sur quelles bases construire un mouvement pour la justice climatique qui irrigue largement la société, persiste et se renforce à travers et au-delà de la conférence Paris2015 ? Comment s’appuyer sur la réussite des manifestations du 21 septembre 2014 ? Quelle place donner aux mobilisations grandissantes visant à bloquer des projets climaticides et aux initiatives citoyennes visant à expérimenter et mettre en œuvre dès maintenant le monde soutenable et résilient qui sera nécessaire demain ? La liste des questions et des débats en cours au sein des ONG et des mouvements sociaux et écologiques est longue.

S’il place très peu d’espoir dans les conférences de l’ONU, Combes maintient qu’on ne doit pourtant pas leur tourner le dos. L’action doit cependant impérativement se poursuivre et s’étendre du côté des ONG et des groupes citoyens.  L’ampleur des enjeux actuels appelle des changements en profondeur, qui ne pourront se réaliser sans un large mobilisation populaire.

Un texte à lire, pour alimenter la réflexion et la stratégie d’actions pour l’année qui débute.

Roulez sans pétrole au Québec

coule-pas-chez-nousLe blog Roulez électrique fait depuis quelques années la promotion des véhicules électriques. On y trouve des témoignages, des conseils et des reportages intéressants pour tous ceux qui s’intéressent à l’électrification des transports et qui y voient la façon de nous affranchir des énergies fossiles.

Dans un récent article, le physicien Pierre Langlois explique comment le Québec pourrait réduire de 95% sa consommation de pétrole.

Ce n’est plus le temps du pétrole sale, mais plutôt celui des véhicules électriques alimentés avec de l’électricité issue des rayons du soleil, du vent, ou de la pluie qui s’accumule dans les barrage! Les biocarburants propres de deuxième génération vont compléter l’électricité pour déplacer le pétrole, en assurant des autonomies illimitées aux véhicules, le temps que les infrastructures de recharge rapide se mettent en place et que la technologie des batteries se perfectionne (batteries plus légères et moins chères).

Des solutions existent pour sortir de l’ère des énergies fossiles ; à nous de le mettre en oeuvre.

Artiste recherché !

crayons-couleurAction Climat Montréal est à la recherche d’un généreux graphiste bénévole.  Si vous êtes sensible à notre cause, créatif, habile dans les traits et les couleurs, mettez votre imagination et votre talent à l’oeuvre et proposez-nous un logo qui représente bien notre organisme.

Faites parvenir vos propositions à ACMontreaCA@gmail.com

Nous vous remercions à l’avance de votre contribution.

 

Marche mondiale pour le climat

marche-21-sept-2014Le 21 septembre dernier, nous avons été plus de 5 000 à marcher dans les rues de Montréal pour signifier que le temps d’agir face aux changements climatiques est arrivé.

Cette marche n’est que le début d’une mobilisation citoyenne qui grandit sans cesse.  Des actions se poursuivront au cours des prochains mois, qui seront cruciaux pour notre futur.

Pour voir ou revoir cet événement :